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Youmiate Moudarissa (Le journal d'une institutrice)
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Les Boundifs
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Lalla Fatéma
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Aji n' goullik
Youmiate Moudarissa (Le journal d’une institutrice)
Depuis janvier 2005,
Ali n’ Productions réalise
une émission quotidienne de 13
minutes pour le compte de la quatrième
chaîne nationale, la chaîne
éducative. Cette émission
a pour but d’apprendre l’arabe
classique à des adultes analphabètes.
Elle est diffusée chaque jour à
17 H, puis reprise à 20 H sur la
quatrième.
Le principe est simple :
A travers l’aventure d’une
classe d’alphabétisation
au sein d’une association, nous
découvrirons la richesse et la
beauté de la langue arabe tout
en restant très proche d’une
langue arabe flexible et contemporaine…
En mêlant fiction et réalité,
une institutrice enseigne à six
adultes qui ont chacun un parcours, des
rêves, des projets, une langue qui
leur servira à mieux s’accomplir
dans leurs domaines.
Chaque épisode
est un nouveau cours d'apprentissage,
la découverte d’un nouveau
mot, l’opportunité de se
familiariser avec une nouvelle expression.
C’est tout simplement mettre la
télé et la fiction à
la disposition de l’apprentissage
de la langue. C’est aussi rester
en contact avec la langue actuelle, telle
qu'elle existe et évolue dans le
présent…
Les personnages
Jamila
kadourri
Jamila kadouri, 35 ans,
mariée, deux enfants… Elle
est volontaire au sein de l’association
où elle donne des cours d’alphabétisation.
A sa sortie de la fac,
Jamila intègre l’école
supérieure des profs où
elle obtient son diplôme de professeur
mais sa joie d’enseigner reste de
courte durée car avant même
d’avoir commencer, elle se voit
contrainte de mettre son rêve de
coté pour prendre en charge la
bibliothèque de son père
récemment décédé.
Mais la flamme ne s’est
jamais éteinte en elle car un jour,
alors qu’elle passait devant une
association du quartier, elle remarque
une annonce sur laquelle est écrit
« cherchons professeurs bénévoles
pour des cours de soir ». Elle
en parle à son mari qui connaissait
sa passion pour l’enseignement,
celui-ci l’encourage à enfin
réaliser son rêve de jeune
fille.
L’hadja
Rekia Essouiri
Rekia Essouiri, 50 ans, mère
de deux enfants, une fille et un garçon.,
et grand-mère de quatre petits
enfants. Comme toute les femmes de sa
génération et comme le voulait
la tradition, elle est femme au foyer…
Toute son existence a
toujours été une course
contre la montre pour élever ses
deux enfants, ils étaient toute
sa vie ; une mission qu’elle
a accompli avec succès. Mais, malgré
sa réussite, l’hadja regrette
de ne pas avoir pu faire des études
pour pouvoir lire les lettres que lui
envoient ses enfants, ce qui lui crée
toujours de la gêne et empêche
toute intimité car elle est obligée
de chercher quelqu’un pour les lui
lire.
Devant cette situation,
son mari Si Abedselam l’a inscrite
dans un cours d’analphabétisation
au sein de l’association de quartier.
Une façon d’apaiser son chagrin
mais aussi une possibilité d’avoir
plus de temps à lui pour jouer
aux cartes au café du coin avec
ses amis…
Jawad
Naim
Jawad, un jeune homme
de 17 ans, fils unique de la famille Naim.
Il quitte la maison à l’âge
de 7 ans pour la rue, alors que rien ne
l’y obligeait…
Un jour, alors qu’il
errait dans la ville, il tombe sur une
boite de sardines qu’il ouvre et
en consomme le contenu son faire attention
à la date de péremption
qui était échue.
Il reste quarte jours
à l’hôpital pour une
intoxication, et dés sa sortie
il décide de suivre des cours pour
ne plus revivre cette douloureuse expérience
qui a failli lui coûter la vie.
Nadia Khetab
Nadia est une jeune campagnarde
qui habitait son village natal jusqu’à
ses 19 ans quand elle décide d’aller
chercher du travail à la ville
pour aider ses parents.
Comme la plupart des
filles des compagnes marocaines, Nadia
n’a jamais eu la chance d’apprendre
à lire et à écrire.
Elle travaille en tant que bonne chez
un jeune couple, Samir et Maria …
Maria, qui constate son
enthousiasme à feuilleter tous
les magazines ou livres qui passent sous
ses yeux, l’encourage à apprendre
à lire et décide avec son
mari d’inscrire Nadia dans les cours
du soir de l’association…
Redwan
Ahmadi
Redwan, 32 ans et père
d’un enfant. Il travaille en tant
que plombier ambulant sur la place du
marché. Il lui arrive de passer
des journées entières sans
ouvrir sa boite à outils.
Un jour, la rumeur circule
sur la place parmi les plombiers qu’une
nouvelle société de construction
vient de s’installer à Casa
et qu’elle cherche des gens qualifiés
dans le domaine de la plomberie.
Redwan se désiste.
Il ne sait ni lire ni écrire et
du coup ses chances d’avoir un poste
stable pour la première fois de
sa vie deviennent très minces…
Par coïncidence
ce jour là, il va réparer
une fuite dans l’association du
quartier et remarque un groupe d’adultes
qui sort d’une salle. Il se renseigne
et décide de commencer aussitôt
des cours du soir.
Hayat
rifaai
Hayat, 27 ans, issue
d’une famille pauvre des bidonvilles
de la périphérie de Casablanca,
commence à travailler à
l’age de dix sept ans dans une grande
usine de confection après la mort
de son père qui a laissé
derrière lui cinq enfants…
Son sérieux et
sa compétence font d’elle
l’employée modèle
plusieurs fois mais tout ça n’arrive
pas à satisfaire son ambition qui
est de devenir chef de chaîne comme
Najat, son actuelle chef…
Un jour, une fille dans
l’usine parle de cette association
qui se trouve dans le même quartier
et dans laquelle on donne des cours gratuitement
pour les analphabètes. Sans la
moindre hésitation, Hayat fonce
dans les locaux de l’association
à la fin de la journée et
s’inscrit.
Boubker
Hassani
Boubker, 45 ans, marié
et père de quatre enfants. Il travaille
comme chauffeur de camion transporteur
de légumes entre le marché
de gros et les petits détaillants…
Boubker voit son business
s’agrandir de jour en jour. Pour
ses diverses transactions, il est obligé
de chercher à chaque fois quelqu’un
pour lui libeller un chèque ou
bien lui lire une facture ou tout simplement
rédiger un bon de livraison dans
les normes…
Un jour, alors qu’il
livre un client devant un bâtiment,
il constate que des gens adultes sortent
de cette structure. Après avoir
demandé au vendeur, celui-ci l’informe
qu’il s’agit d’une association
dans laquelle on apprend à lire
et à écrire gratuitement
aux adultes.
L’idée germe
dans sa tête et Boubker décide
de se prendre en charge en s’inscrivant
dans les cours du soir…
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